Les clés de l’alimentation santé

 

Le constat:

  • Les cas de diabète ont été multipliés par 5 en 1 génération.

  • En France, les allergies alimentaires ont été multipliées par 2 en 10 ans.

  • Le nombre de cancers a été multiplié par 2 en 50 ans.

  • Le nombre de maladies d’Alzheimer, l’arthrose, les maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques sont multipliées par 2 tous les 3ans.

Alors que les Japonaises vivant au Japon ont un risque faible d’avoir le cancer du sein, celles qui émigrent aux USA et adoptent le mode de vie occidental voient leur risque rejoindre progressivement celles des Américaines. Notre mode de consommation a extrêmement changé au cours des dernières décennies. Ce mode de consommation occidental a donc apporté le constat ci-dessus ainsi que bien d’autres conséquences.

«La même prise de conscience a eu lieu, il y a une 50ène d’années pour les dangers du tabac: il y a toujours des fumeurs, de même qu’il y aura toujours des adeptes de la malbouffe, mais il doit s’agir d’un choix éclairé et non subi».

«La médecine actuelle ne s’occupe pas de la santé. Elle n’a d’intérêt que pour les maladies» Dr Catherine Kousmine.

«Si tu es malade, recherche d’abord ce que tu as fait pour le devenir.»

Lorsque nous sommes confrontés à la maladie, le rôle de l’hérédité est évoqué en premier lieu; en réalité, il est rarement prépondérant, et de toute façon, nous ne pouvons pas intervenir dessus pour l’instant.

La notion de terrain:

Chacun de nous se débarrasse quotidiennement de cellules cancéreuses selon notre balance. D’un côté le stress, l’hérédité, les aliments toxiques, la pollution et de l’autre les traitements, les aliments protecteurs, le mental, l’activité physique.

En cas de maladie, si le patient a un bon traitement médical mais ne change pas son mode de vie, on parle de rémission. Pour passer de la rémission à la guérison, il est indispensable d’assainir le terrain qui a favorisé la survenue de la maladie.

Selon le Dr Yann Rougier, qui a publié le livre «Se programmer pour guérir» qui présente une synthèse de 30 années de travaux, pour les maladies les traitements classiques représentent 1/3 de la guérison. Un 2ème tiers dépend de l’hygiène de vie: alimentation, respiration, détoxification. Le 3ème tiers représente les causes émotionnelles qui ont abouti au développement de la maladie comme la gestion du stress, des émotions…

Le processus qui aboutit à une maladie chronique (diabète, cancers, allergie, maladie cardio-vasculaire, dépression nerveuse, Parkinson, Alzheimer, maladie auto-immune…) est toujours le même: l’inflammation chronique.

Mais qu’est-ce que l’inflammation chronique?

C’est une inflammation non visible contrairement à l’inflammation aiguë (rougeurs, brûlures…).

A force d’être attaqué par de mauvaises habitudes alimentaires, le système immunitaire devient tolérant à des cellules tumorales.

Intolérance alimentaire et encrassement de l’organisme:

1/4 de la population aurait des intolérances alimentaires. 1/3 chez les personnes atteintes de cancers.

Au cours des siècles, notre nourriture a été profondément modifiée. Les céréales sont désormais issues de croisements, le lait est pasteurisé à haute température, les aliments sont cuits.

L’intolérance au froment, au gluten, au lactose est devenue monnaie courante.

Les OGM modifient le patrimoine génétique pour résister aux parasites, à la sécheresse… Mais cela augmente les risques d’intolérance vis-à-vis de ces aliments modifiés.

Pourquoi notre patrimoine enzymatique n’évolue pas rapidement pour s’adapter à cette nouvelle alimentation?

Car quand la maladie ne compromet pas la reproduction, comme le cancer et les maladies cardio-vasculaires, l’évolution est très lente.

Le régime anti-inflammation de Jean Seignalet (contre plus de 100 maladies incluant les cancers) était compris en 3 points:

  • Pas de lait (d’origine animale)

  • Pas de céréales transformées

  • Peu de cuisson

Ce régime a obtenu des résultats impressionnants mais est resté très méconnu du corps médical car en contradiction avec la médecine conventionnelle.

Les esquimaux sont presque totalement épargnés par le diabète, les maladies thyroïdiennes, l’asthme, la sclérose en plaques et le psoriasis, or ils ne consomment ni lait transformé ni céréales.

Ce régime est par contre très restrictif pour un Occidental.

Aliments poisons et aliments protecteurs

On distingue 3 catégories d’aliments:

  • Les glucides, qui correspondent à la famille chimique des sucres, même si la plupart des aliments qui en contiennent n’ont pas de goût sucré. Le glucose est le nutriment énergétique principal de nos cellules.

  • Les lipides, qui sont les graisses, les acides gras, et qui ont un rôle énergétique et cellulaire.

  • Les protides, qui sont les acides animés, et qui sont indispensables à la construction des cellules, des tissus et des organes.

Il faut tout d’abord faire attention à la qualité de l’aliment en lui-même mais aussi au mode de préparation qui est souvent aussi important. Attention aux cuissons excessives!

Les bons et les mauvais sucres

Les mauvais sucres sont les sucres rapides et les bons sont les sucres lents.

L’index glycémique (IG) d’un aliment correspond à la rapidité avec laquelle les sucres qu’il contient passeront dans le sang sous forme de glucose.

Les sucres rapides sont considérés au-dessus d’un IG de 60 et les sucres lents au-dessous d’un IG de 40.

Voir le Tableau de l’IG ici

La cuisson joue un rôle important. Les carottes crues sont à IG35 alors que les cuites sont à IG80!

Trop de sucre rapide est souvent égal à une prise de poids car cela incite les grignotages répétés.

De bons aliments pour couper ces sensations de faim sont les noix.

A l’inverse, les sucres lents n’induisent pas ou peu de prise de poids car ils libèrent progressivement leurs calories dans l’organisme (légumineuses, choux, noix, chocolat 70% cacao minimum…).

La production de sucre blanc mondiale a été multipliée par 20 en 100 ans. L’excès de sucre est la principale cause d’acidité intestinale.

Pour remplacer le sucre de cuisine, préférer le sirop d’agave qui a un pouvoir plus sucrant mais qui a seulement un IG de 15! Évitez l’aspartame, le stévia est plus naturel.

Les bonnes et les mauvaises graisses

Les esquimaux, grands consommateurs de graisses animales ont une mortalité par maladies coronariennes de 3,5% contre 50% en Occident.

Il existe 3 sortes de graisses:

  • les acides gras saturés: viandes, margarines, graisses tropicales (palme…)

  • les mono-insaturés: oméga 9

  • les acides gras poli-insaturés: oméga 3+6

Les acides gras favorisent l’inflammation de l’organisme. Ce sont des pro-inflammatoires. Les graisses insaturées sont quant à elles anti-inflammatoires.

Les œufs sont une très bonne source de bonnes graisses avec des oméga 3 et 6. Par contre, les œufs d’aujourd’hui ont un déséquilibre en oméga 3 du fait de l’alimentation des poules. 2/3 des gens aujourd’hui ont une carence en oméga 3. La solution est de consommer des œufs bio ou bleu-blanc-coeur.

Les poissons sont riches en acide gras poli-insaturés mais il faut préférer les petits qui ne sont pas de l’élevage (maquereaux, sardines). Pourquoi les petits? Car il y a un risque d’intoxication aux métaux lourds et un facteur de 10 à chaque augmentation dans la chaîne alimentaire. Soit 1000µg de mercure par kg de thon et 1 000 000µg de mercure par kg de requin!

Les huiles extraites par chauffage, les margarines et les aliments préparés contiennent des graisses hydrogénées (ou acide gras trans) et sont donc pro-inflammatoire.

Lorsque l’huile crépite dans la poêle c’est le signe que les acides gras trans se forment. Pour la cuisson il n’existe pas de bonnes graisses, mais les moins toxiques sont le beurre, l’huile de tournesol et l’huile d’olive. La graisse de canard est très stable à haute température.

Également dans les sources d’oméga 3 on retrouve les poissons gras, l’huile de colza, de lin, de noix, les graines de lin (2 à 3 cuillères à café par jour), les noix (une 15ène par jour).

Les arachides par contre sont les seuls fruits secs qui contiennent des acides gras.

Qu’elle soit bio ou non, dans les aliments poison on retrouve l’huile de palme, largement utilisé dans l’industrie alimentaire.

Micronutriments et phytothérapie

Micronutriments: Ce sont les oligo-éléments (fer, cuivre, zinc, sélénium, chrome), les vitamines et les autres molécules (enzymes, acides animés…)

Phytothérapie: Se résume à l’apport de molécules à action thérapeutique par les plantes et la plupart des épices.

L’épice de curcuma est la substance naturelle qui a la plus forte activité anti-inflammatoire connue. Sa consommation ralentie la croissance des tumeurs, est antioxydante et détoxifiante.

La consommation recommandée est de 2 à 3 grammes par jour avec un peu de poivre noir pour une meilleure absorption intestinale ou sous forme de gélules en curcumine.

Le thé vert a également une action anti-inflammatoire, antioxydante et angiogénique.

Le choux est efficace contre les cancers du sein et de la prostate.

Les aliments santé (en dose modérée): Baies, vin rouge, thé vert, persil, céleri, soja, tomate, agrumes, chocolat noir.

Quelques conseils

Il est toujours préférable de choisir des produits bio, notamment pour les produits à base de céréales. Il est également recommandé de consommer des produits faits à partir de farine complète ou au moins semi-complète.

Il faut faire attention à l’index glycémique des aliments. Par exemple, le riz blanc précuit a un IG de 85, ce qui est énorme. Il vaut mieux se tourner vers le riz basmati ou le riz sauvage.

La viande peut être remplacée par de petits poissons gras.

Bien manger ne coûte pas plus cher et plus on consomme sucré, plus la sensation de faim revient vite. Les fruits et légumes bio contiennent en moyenne 30% de vitamines en plus.

La consommation de produits laitiers libère une hormone qui a une action pro-inflammatoire.

Si vous voulez avoir une bonne indication de votre état de santé, un «profil des acides gras» est un très bon indicateur mais il n’est pas remboursé par la sécu.

L’intolérance et l’hyper perméabilité intestinale touche environ 30% de la population.

Le déséquilibre en acides gras est proche de 100% de la population à des degrés différents.

Près de 100% des Occidentaux sont victimes de carences alimentaires.

La grande majorité d’entre nous cumule depuis des années les conséquences d’une mauvaise alimentation mais il n’est jamais trop tard pour les corriger grâce à 5 grandes règles.

3 d’entre elles sont pour tous:

  • 1 : Privilégier les aliments à index glycémique bas.

  • 2 : Éviter les graisses toxiques et augmenter ses apports en acides gras protecteurs, surtout oméga 3.

  • 3 : Consommer des aliments riches en oligo-éléments et en substances protectrices. Comme les fruits et légumes crus ou peu cuits et les épices.

2 d’entre elles sont à personnaliser:

  • 4 : Rechercher des intolérances alimentaires et/ou un déséquilibre de la flore intestinale et la traiter.

  • 5 : Détecter d’éventuelles carences en vitamines, oligo-éléments et autres substances protectrices.

L’application de ces règles réduit très fortement les risques de maladies graves et limite les effets du vieillissement.

Ceci est un résumé du livre du Docteur Michel Lallement: «Les clés de l’alimentation santé».

Le docteur Michel Lallement a été chirurgien dans des centres de lutte contre le cancer pendant plus de 20 ans. Il se consacre désormais à la prévention et à l’accompagnement thérapeutique des maladies dégénératives.

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